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PROJECT #01

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PHOTOGRAPHERS

David Ganne

@david | pics

Nicolas Leblanc

@nicolas | pics

Clément May

@clement | pics

Outil de témoignage, la photographie est pour David, un moyen d’illustrer des histoires, des rencontres et des vies. Tourné vers le reportage et le documentaire, il s’intéresse à la photographie sociale. Il capture les images des résidents de maisons de retraite, des agriculteurs du Nord Pas-de-Calais, des ducasses, des usines textiles, héritages d’un passé oublié de cette région dont il est originaire et pour qui il a une affection particulière. Sa démarche est avant tout de témoigner.
En 2009, il quitte le Nord de la France, pour le Grand Nord, le Québec.

A propos du projet :

“Faire une photo par jour durant une année, cela paru contraignant au premier abord, puis je me suis laissé tenter par l’idée. Ce qui m’a plu, c’était la confrontation possible avec des camarades photographes dont j’aime le travail et la vision. J’étais enthousiaste de pouvoir refaire un travail avec eux, se rapprochant du cadavre-exquis réalisé durant les études.
Avant ce projet, je n’avais jamais abordé le thème de l’autoportrait, j’ai donc découvert ça, et y ai pris goût. C’est le début d’un travail personnel, sur les vitrines, dans l’ombre de Friedlander.
Le projet 52weeks1day est un projet commun avec la volonté de laisser libre cours à la vision de chacun, le projet a développé une méthode photographique que j’avais délaissée avec mes reportages. Celle de photographier l’ordinaire.”

Nicolas s’inscrit dans les champs photographique et multimédia par une pratique au long cours. S’attachant aux documentaires d’enquête sociale et aux photo-reportages, il garde toutefois un pied dans la sphère artistique : Rencontres internationales de la photographie d’Arles (France), Biennale de la photographie de Bamako (Mali), mois off de la photo à Paris (France). Il collabore également à de nombreux projets collectifs et organisations culturelles.

A propos du projet :

“Réaliser une image quotidiennement représente un exercice qui requiert une grande rigueur. Pourquoi donc faire une image par jour ? Où cela nous mène-t-il ? La question de savoir à quoi cela sert, tant du point de vue de la recherche photographique, que de la recherche de soi, reste en suspend. Y répondre serait inutile.
Le résultat, que l’on ait mené l’expérience à terme ou non, est d’avantage pertinent que le geste lui-même. L’accumulation des images que représente un tel procédé photographique est intéressant par sa variété de questionnement ou d’orientation. Une démarche libre laisse entrevoir des choses dont on ne se préoccupe pas forcement, en l’image et hors l’image. De là émergent des rencontres… de lieux, de gens, de formes, de sens… de ces rencontres, il n’existe pas encore d’histoire.
A mes yeux, l’histoire se raconte plus tard, dans la complémentarité des regards d’un projet collectif comme celui-ci. Dans la multitude réside une cohérence certaine. On y voit les chemins se nouer et se dénouer. Et ces chemins singuliers font encore plus “sens” quand ils se rencontrent à dessein d’être vu.”

Le travail de Clément est le fruit de diverses influences dont la peinture, le graphisme, l’architecture et le cinéma. Fort de ces inspirations, les expérimentations graphiques qu’il mène le poussent à explorer différents territoires, et à interpréter à sa manière les codes de la photographie.
Pratiquant la peinture, le dessin et la sculpture, Clément ouvre de multiples portes à travers ses créations. Au fils des rencontres, lors de ses différents voyage, il décrit avec légèreté son quotidien de manière simple et intuitive.

A propos du projet :

“Le projet 52weeks1day me donna l’occasion de créer de manière journalière des moments surnaturels, entre rêve et réalité. J’ai tenté de réinterpréter mon quotidien de façon à briser la routine en y apportant une touche de spontanéité.
J’ai abordé ce projet comme un défi personnel, la contrainte d’une photo par jour n’est pas si simple à appliquer dans la durée. La question prédominante étant : comment rester créatif au fil du temps quelques soient les circonstances.”

Flavien Rousé

@flavien | pics

Paul Rousteau

@paul | pics

Pierre Vignaud

@pierre | pics

Flavien a étudié le cinéma et la vidéo avant de se diriger vers la photographie plasticienne. Autofiction et interrogations sur l’image, le médium et la pratique artistique sont les thèmes qu’il aborde depuis des années. Fort de ses expériences dans le milieu de la photographie de mode et de publicité en Belgique, il est orienté vers Asie du Sud-Est où l’art contemporain est en plein essor. Provocation, classicisme, impulsivité, précision, sensualité, mélancolie, humour, autant de notions contradictoires que de traits de caractères.

A propos du projet :

“Comme une sorte de défis, j’ai eu envie de voir la réactivité de personnes ayant un profil proche du mien dans des conditions imposées. Pour certains photographes, réaliser une image par jour n’est pas un soucis, pour d’autres cela relève de l’impossible. Les artistes que j’ai voulu réunir sont un mélange de ces deux catégories, et le résultat humain de cette remise en question artistique est très intéressant. Le banal est devenu minimal, simplicité et légèreté.”

Intrusif et voyeur, voleur d’images impertinent et coloriste de talent, Paul Rousteau observe avec humour et étonnement les agissements de ses contemporains. S’inspirant de la sculpture et de la peinture, il se rend dans les salons commerciaux et les maisons de retraite afin de statufier et plastifier ses sujets dans des poses énigmatiques. À l’aide d’une lumière crue hyperréaliste, il révèle couleurs, formes, textures et matières afin de réinterroger le réel des scènes de notre quotidien.

A propos du projet :

“Pas de réflexion, juste à poster une “belle image”, sans se soucier de se qu’on a publié la veille. La photo sans concept, c’est aussi comme ça que je l’aime, l’image.
Au bout d’un an, merveilleusement, on se retrouve avec un magnifique corpus bodybuildé ! Ce projet m’a permis d’expérimenter différents styles d’images, sans qu’aucun ne prenne le dessus.”

Les travaux de Pierre abordent principalement les thèmes du voyage et de l’adaptation dans de nouveaux milieux. Il est l’auteur d’un livre de photographies réalisées lors d’un voyage en Amérique du Sud et présente régulièrement ses films lors d’évènements cinématographiques. Armé d’une grande motivation il est bien décidé à réussir à vivre de ses travaux sur le continent Sud Américain.

A propos du projet :

“J’ai abordé ce projet avec un grand enthousiasme car comme je me réorientais vers le cinéma ce travail commun m’a permis de garder un œil dans le milieu de la photographie. Durant cette année c’est avec rigueur et plaisir que je sortais à la recherche de mon cliché ou que ce dernier me tombait dessus au détour d’une rue telle une surprise de la vie.
Au terme de ce projet je me suis rendu compte de sa richesse en tenant devant moi un an de ma vie en photographie, avec le souvenir du moment et du lieu de chacune des prises de vues, pleines d’agréables anecdotes.”